THINGS WHICH MUST BE DISSEMINATED

Pulse Media

29.4.05

Les autres

Que recherche-t-on? La vérité, ou une vérité? Recherche-t-on ce qui est mieux pour nous mêmes ou pour notre famille? Pour le pays ou pour la planète? Pour la nation, pour le peuple, ou pour l'humanité, les peuples?
Nous devons décider ce qui importe le plus: une réponse rapide et appaisante, ou une réponse réfléchie, logique, et pertinente? Est-ce que nous voulons 'sauver le monde', ou simplement assouvir un désir arrogant d'avoir raison? Voudrait-on imposer notre vision du monde aux autres?
On accuse les autres d'être ce que nous sommes nous mêmes. Bien sûr, on peut expliquer cela par le fait qu'il est toujours difficile de se regarder dans le miroir, mais est-ce une explication satisfaisante?
En accusant les autres d'arrogance, ne faisons nous pas, nous mêmes preuve d'arrogance? En accusant 'les autres' de généraliser, ne généralisons nous pas, nous aussi? Quand nous généralisons ainsi, et accusons ces 'autres' d'ignorance, d'égocentrisme, cela ne reflète-t-il pas aussi une ignorance et un égocentrisme de notre part?
On voudrait qu'ils fassent preuve d'ouverture d'esprit, par rapport au monde, et on oublie notre propre vue limitée du monde. On les appele 'patriotiques', et on passe sous silence, notre propre nationalisme, sous prétexte qu'il est basé sur des principes idéologiques supérieurs. N'est-ce pas ce qu'ils disent, eux aussi?
Quelle idéologie peut être supérieure à une autre? Toutes les idéologies sont, par définition, des dogmes. On croit pouvoir remplacer un dogme par un autre. C'est là toute notre arrogance. De notre héritage éclairé, nous n'avons tiré que des dogmes. Pouvons nous être fiers de cela?
Si nous voulons vraiment être éclairés, nous devons nous informer. C'est la seule façon. De même que nous mettons notre foi en la science et la recherche pour trouver des réponses à nos questions sur la vie, et des solutions aux maladies dévastatrices, nous devons apprendre à utiliser l'information intélligemment afin de développer notre connaissance des autres, leurs cultures, leurs façons de penser. Ne nous fions pas seulement à ce qui se voit, ou à ce qu'on veut bien nous montrer. Faisons preuve d'esprit critique, et de raisonnement, avant de rejeter les autres.

21.4.05

また写真


Stop
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Hackers

Alors que Marx et Engels considéraient que ce combat de la société capitaliste mettait aux prises deux classes sociales – le prolétariat et la bourgeoisie –, Wark estime qu’il oppose aujourd’hui les hackers à ce qu’il appelle la “classe vectoraliste”. Laquelle regroupe les entrepreneurs qui contrôlent les vecteurs par lesquels l’information circule dans notre société.

*Voir aussi "La fabrique de l'opinion publique" de Noam Chomsky et Edward S. Herman*

15.4.05

Glastonbury Fest

"Do not purchase tickets from unofficial sources (including resold tickets on Ebay or other organisations if you intend to gain access to the Festival), as this is not permitted under the tickets Terms & Conditions - you may lose your money and will not gain entry to the Festival."

Looks like I won't be going to the Glastonbury Festival...ever. Whatever happened to the spirit of Woodstock? Where's the Summer of Love...man?

Agir(réflexions)

Agir. Pour quoi ? Pour qui ? Qu’est-ce qui est important ? Qu’est-ce que le nombrilisme ? Peut-on comparer ? Un africain vaut-il plus qu’un palestinien ? Certains idéaux sont-ils plus importants que d’autres ? Doit-on privilégier une idéologie politique plutôt que les droits des individus ? Un individu prime-t-il sur un autre ? Mourir pour des idées ? Plutôt mourir ? Des questions. Quelles actions ? Coup de poing ? Démocratie ou tyrannie ? Libre expression ou censure ? Propagande ou réflexion ? Parole ou silence ? Agir. Comment ?

Les Lycéens occupent

"Gaétan se taille un joli succès lorsqu’il cite Ernesto Che Guevara : « Il faut se durcir sans jamais se départir de sa tendresse. »"

Le Che déscendra-t-il dans la rue pour ses frères et soeurs de Zimbabwe, du Tibet, de Bolivie et ailleurs?
Déscendra-t-il dans la rue pour défendre la "liberté de pensée, de conscience et de religion"(Déclaration universelle des droits de l´homme)ici, en France?

Nous nous devons, pour nôtre intégrité et pour la démocratie, d'être de tous les combats pour la liberté et l'égalité.

12.4.05

Ouganda(In CI)

OUGANDA - Le fantôme d’Idi Amin Dada plane sur Kampala


Au pouvoir depuis 1986, Yoweri Museveni est prêt à tout pour devenir président à vie. Il s’inspire désormais des sinistres méthodes du dictateur Amin Dada.


Des dissidents présumés disparaissent après avoir été tirés de leur lit par des visiteurs nocturnes. Des hurlements à glacer le sang s’élèvent à nouveau des tristement célèbres chambres de torture d’Idi Amin Dada, réutilisées aujourd’hui après un quart de siècle d’abandon. Les rares personnes qui en réchappent parlent de passages à tabac, et même d’exécutions en masse.
Bienvenue dans l’Ouganda du président Yoweri Museveni. Ce pays, qui est depuis quelques années l’une des nations africaines favorites de la Grande-Bretagne, est devenu un endroit sinistre où un régime corrompu utilise sa police secrète pour régner par la peur. Les causes de ce changement ne sont pas difficiles à comprendre. Museveni gouverne le pays depuis 1986, date de l’entrée triomphale dans la capitale, Kampala, des rebelles sous ses ordres. Beaucoup de ses compatriotes pensent qu’il veut aujourd’hui s’arroger un nouveau rôle, un rôle très africain : celui de président à vie.
Montrant son intention de se débarrasser des signes extérieurs de la démocratie (dont son gouvernement continue pourtant à se réclamer), Museveni a décidé de supprimer une clause de la Constitution qui l’empêche de se présenter à la présidentielle, prévue pour l’année prochaine. L’idée est loin de plaire à tous les Ougandais, mais le gouvernement sait comment leur faire changer d’avis.

Museveni exerce un contrôle total sur la population

L’année dernière, Yacine, un chauffeur de taxi qui a parfois conduit un important membre de l’opposition dans ses tournées, a été réveillé par de grands coups donnés à sa porte quelques heures avant l’aube. Les hommes venus pour l’arrêter n’étaient pas des policiers mais des membres de la Direction des renseignements militaires (CMI), un nom qui provoque la peur parmi la population.
Yacine savait que la CMI, qui relève directement du président, n’était pas habilitée à procéder à des arrestations. Mais il savait aussi qu’il valait mieux ne poser aucune question. Il a été emmené à la caserne de Makindye, où le State Research Bureau [service de renseignements civil] d’Amin Dada a commis certaines de ses pires atrocités dans les années 1970, comme forcer des détenus à se donner des coups de masse jusqu’à ce que mort s’ensuive.
“Chaque jour, pendant une semaine, ils m’ont suspendu par les pieds et ils m’ont frappé avec leurs matraques, raconte Yacine. Ils voulaient que je leur donne le nom de personnes travaillant pour l’opposition. Je n’arrêtais pas de leur dire que je n’en connaissais pas, mais ils ne me croyaient pas.” Le troisième jour, Yacine a assisté à l’assassinat de l’un de ses compagnons d’infortune, un vieil homme accusé de recruter des partisans pour la principale alliance d’opposition, le Forum pour un changement démocratique (FDC). La méthode qu’ils ont utilisée est connue sous le nom de “méthode Liverpool” : les bourreaux ont placé la tête de leur victime dans un sac, qu’ils ont rempli d’eau plusieurs fois. Pour respirer, l’homme devait tout boire. Mais plus il buvait, plus son ventre gonflait. Ses entrailles ont fini par éclater, et il est mort dans une flaque d’urine.
En Ouganda, les partis politiques n’ont acquis d’existence officielle et légale que l’année dernière, à la suite de pressions exercées par l’Occident. Jusqu’alors, Museveni appliquait ce qu’il appelait un système “sans partis” : chaque Ougandais appartenait à une entité nommée Le Mouvement, dont le chef de l’Etat était évidemment le leader. Ce système était théoriquement censé délivrer l’Ouganda des divisions ethniques et politiques qui ont favorisé les guerres civiles et les dictatures pendant une grande partie de l’histoire du pays depuis son indépendance. Dans la pratique, il a permis à Museveni d’exercer un contrôle total sur la majorité de la population.
Le leader du FDC, Kizza Besigye, exilé en Afrique du Sud, a chargé ses partisans de distribuer des exemplaires de La Ferme des animauxde George Orwell lors des meetings. Mais la plupart des gens ont trop peur pour y assister. Des agents de la police secrète infiltrent les rassemblements et dressent la liste des présents. Ceux qui sont emmenés à Makindye sont habituellement des sympathisants et des membres de base du FDC. Une méthode très efficace lorsqu’on veut répandre la terreur.

“Ils m’ont obligé à creuser ma propre tombe”

Philip et sa femme Juliet ont été arrêtés en janvier. Ils ont été accusés de louer une salle leur appartenant, dans le sud de la capitale, pour des réunions de l’opposition et – comme beaucoup d’autres suspects – d’apporter leur soutien à l’Armée de rédemption du peuple (PRA), un groupe rebelle fantôme que le gouvernement associe au FDC. Selon Chris Mullen, secrétaire d’Etat britannique aux Affaires africaines, il est fort probable que la PRA ne soit qu’une invention des services de propagande du régime.
“Chaque nuit, ils me suspendaient par les pieds au-dessus d’une fosse remplie de serpents pendant que ma femme était violée par des officiers”, raconte Philip. Il a été emmené dans la salle 21 du commissariat de Mbale, un autre lieu de torture célèbre sous Amin Dada. “Un jour, ils nous ont fait charger cinq cadavres dans un camion, poursuit-il. Un autre jour, ils m’ont obligé à creuser ma propre tombe.” Comme Yacine, Philippe et Juliet ont été relâchés. Leurs tortionnaires leur ont dit de raconter ce qu’ils avaient subi aux habitants de leur village, les menaçant de mort s’ils en parlaient à toute autre personne.
La situation n’est certes pas aussi grave qu’à l’époque d’Amin Dada, qui a tué un demi-million de personnes en huit ans. Et Museveni reste populaire dans de nombreux milieux pour avoir ramené la stabilité dans le pays.
En Occident, le président ougandais a longtemps été considéré comme un modèle pour le reste de l’Afrique, en raison de sa disposition à appliquer les réformes économiques exigées par la Banque mondiale. Mais beaucoup de bailleurs de fonds sont aujourd’hui révoltés par la répression ambiante et la corruption du gouvernement de Museveni, formé en grande partie de membres de sa famille.
“Museveni a réussi à tromper beaucoup de fournisseurs d’aide pendant longtemps, et les gens ne voulaient voir que le verre à moitié plein, a déclaré un diplomate. Cela doit nous servir de leçon.”La leçon a cependant peut-être été apprise trop tard. Une brigade paramilitaire composée de jeunes voyous, connue sous le nom de Kalangala Action Plan (KAP), se préparerait d’ores et déjà à perturber le scrutin. Formée sur le modèle des milices de jeunes du président zimbabwéen Robert Mugabe, le KAP a été un instrument d’intimidation efficace lors de la présidentielle de 2001, entachée d’irrégularités, qui s’est soldée par la victoire de Museveni.


Adrian Blomfield
The Daily Telegraph

Wacky!

Mrs Museveni believes her compatriots are cranes...

Les Mots Sont Importants

"Le racisme fait partie de l’identité de la république française. La prétendue communauté d’intérêts entre les « blancs » n’est pas une invention des victimes des politiques anti-sociales. Elle a toujours été mise en avant par ceux qui les mettaient en place. Elle est un outil aux mains de nos dirigeants pour diviser artificiellement les opprimés en désignant des boucs-émissaires. En revanche l’idée d’une communauté d’intérêts chez les populations issues de la colonisation est une conséquence de l’oppression dont elles sont victimes : ghettoïsation, discriminations, humiliations quotidiennes..."

8.4.05

Majority Israeli Jews:let Israeli Arabs go

Most Jewish Israelis favor emigration of Israeli Arabs


Jews are foremost Israelis, whereas Arabs are foremost Arabs...is there any doubt as to the democratic nature of the state of Israel?

6.4.05

La laicité:sondage CSA

49% des Français pensent que c'est plutot une bonne chose d'interdire le port de signes religieux ostensibles dans les entreprises privées pour les salariés.
En admettant que ce chiffre soit représentatif de l'opinion française, cela semble indiquer que près de la moitié des Français sont favorables à une dictature laique.

58% des Français pensent que la laicité est en danger. Avec des lois paranoiaques telles que celle concernant les 'signes religieux ostentatoires' (je sais pas pourquoi, mais ça me rappele la loi contre le 'racolage'...), la laicité n'a rien a craindre.

39% des Français trouvent que la laicité est en danger car les religions se font de plus en plus entendre.

Article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme:
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Airwaves Revolution

'That's how desperate the Iranians are. "You have to remember," he said last week, "the Iranian people, the normal people -- I'm not talking about students and politicians and high-class, educated [society], but the normal people -- they are so hopeless and tired of this government. Even if they know it's not true, they want to believe in the story." '


How much desparation is needed before the people of Europe and North America get off their arses?

Rang-A-Rang TV, l’ennemie des mollahs iraniens (in CI)

La petite chaîne satellitaire, qui émet depuis les Etats-Unis, entend bien renverser le régime de Téhéran. Grâce à ses animateurs engagés, elle a déjà fait descendre des milliers d’Iraniens dans la rue. En attendant le grand jour…


La prochaine révolution iranienne est en train de naître dans un centre commercial de McLean, en Virginie. “Nous allons changer le régime !” annonce le prophétique Ahura Pirouz Khaleghi Yazdi. “Cela se fera très vite.” Il serait simple de se désintéresser de cet homme. De se dire qu’il est insensé de s’en prendre à l’un des régimes que le président Bush a accusés dans son discours d’investiture de maintenir“des régions entières du monde […] plongées dans la haine et le ressentiment”. Mais la liberté est la raison d’être de cette chaîne idéaliste qui fonctionne 24 heures sur 24. Dans des studios de 900 m2, Rang-A-Rang TV – dont le nom pourrait se traduire par “Réseau original d’opinions” – diffuse une gamme de programmes incluant aussi bien une émission de débats politiques en farsi qu’un magazine automobile ou le talk-show d’un rabbin iranien. La mission de la chaîne est toutefois singulière, ainsi qu’en témoignent les exhortations lancées trois fois par semaine par Yazdi dans son émission Real World.
Depuis l’an dernier, celui-ci apparaît assis à une table de conférence drapée de velours noir, éclairée par des bougies et parsemée de fleurs en tissu. Le drapeau iranien d’avant la révolution est placé à son côté, et une planète Mars rougeoyante occupe parfois tout l’arrière-plan. Avec ses douze lignes téléphoniques clignotantes, il répond aux téléspectateurs en prônant un retour à l’“ancien mode de vie des Perses”, fondé sur la philosophie zoroastrienne, qu’il résume par la formule “Bonnes pensées, bonnes paroles, bonnes actions”.Yazdi a 60 ans et se présente comme un expert en aviation qui a participé à la fondation de la compagnie Air Iraq, avant de la céder au roi de Jordanie. Né d’un père iranien et d’une mère kurde, il a grandi en Europe et n’a passé en Iran que les étés de son enfance. Il dit pourtant se sentir étroitement lié aux habitants de ce pays. “Je ressens leur douleur. Leurs difficultés. Je les plains. Et c’est mon destin de faire quelque chose.” Il est si inquiet, ajoute-t-il, que, même s’il a encouragé des “milliers” d’Iraniens à descendre dans la rue l’automne dernier, il les a également engagés, comme l’aurait fait Gandhi, à résister pacifiquement. “Apportez des fleurs, des chocolats et autres sucreries, a-t-il recommandé, de sorte que, si des policiers interviennent, vous puissiez leur en donner en disant : ‘Je t’aime. Tu es mon frère.’” Quoi qu’il en soit, la Voix de l’Amérique a présenté le rassemblement de septembre comme “une manifestation exceptionnelle en faveur de la démocratie”. La BBC, Reuters, The Economist et le Financial Times ont également couvert l’événement.
“Ah ! Ce docteur Yazdi !” s’exclame l’ancien chanteur Zia Atabay, qui a fondé à Los Angeles la chaîne National Iranian TV [voir CI n° 661, du 3 juillet 2003], se moquant de la manière dont Yazdi a promis aux téléspectateurs d’affréter plusieurs dizaines d’avions pour partir le 25 septembre fêter en Iran la fin du régime. Au dire d’Atabay, il “a fait croire aux gens que la CIA, le FBI et l’armée américaine l’accompagneraient”. Yazdi a commencé par repousser la date au 1er octobre, puis il a informé son public qu’elle était reportée sine die en raison de complots dont il était la cible.
Pourtant, “les chauffeurs de taxi, les femmes au foyer et les commerçants ne parlent pratiquement plus que de cela”, écrivait à l’époque le Financial Times. Quant à la BBC, elle observait que les idées simplistes de Yazdi sur un renversement du régime islamique sans aide extérieure avaient également irrité les leaders de l’opposition en exil, qui reprochaient au présentateur d’être un“démagogue”. Pour Atabay, cette affaire montre simplement à quel point les Iraniens sont désespérés. “Il faut penser au peuple,explique-t-il. Je ne parle pas des étudiants, des hommes politiques, des gens aisés et instruits, mais des citoyens ordinaires : ils sont tellement désespérés et las du gouvernement en place que, même s’ils savent que cette histoire n’est pas vraie, ils veulent y croire.”

Une chaîne qui vit des dons et de la vente de tapis

Selon Davar Veiseh, propriétaire de la chaîne Rang-A-Rang, Yazdi a fait des promesses impossibles à tenir. “Pour moi, c’était prématuré”,dit-il. “La principale raison d’être de Rang-A-Rang est un changement de régime”, poursuit son directeur, Mohammad Sehat. Celui qui se fait appeler Mo a quitté l’Iran à l’âge de 14 ans et conserve le léger accent britannique qu’il a acquis dans un pensionnat de Blackheath. Avec Veiseh, il est prêt pour la révolution. “C’est ce qui absorbe toute notre énergie”, explique Sehat, assis devant un bureau vide avec une agrafeuse, une perforatrice et deux ordinateurs noirs pour tout matériel. On dirait un comptable. A ses pieds, des boîtes à chaussures débordent de papiers. “Quand on se prépare à accomplir quelque chose de dangereux et d’important”, s’écrie Veiseh d’une voix tonitruante, “on se sent l’âme d’un soldat.” Il est le visionnaire, le missionnaire de la chaîne. Il travaille en tandem avec Yazdi pour semer les graines de la révolution, tandis que Sehat, très BCBG dans son pull à col en V et sa chemise Oxford à rayures bleues et blanches, s’occupe du branchement des ordinateurs et contrôle les factures, de plus en plus élevées.
Rang-A-Rang est une chaîne satellitaire qui peut être captée en Amérique du Nord, en Europe, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient par un public estimé à 80 millions de personnes. Et même si les producteurs de la chaîne n’ont aucune idée de leur chiffre d’audience, ils disent recevoir quelque 5 000 appels de téléspectateurs par semaine. Les frais de fonctionnement de la chaîne s’élèvent quant à eux à 20 000 dollars [15 000 euros] par mois, dont la moitié est représentée par le loyer. Les revenus proviennent de publicités d’entreprises iraniennes qui soutiennent la chaîne, de la vente de créneaux horaires à des producteurs et des tapis écoulés lors d’une émission nocturne de téléachat. Les autres recettes proviennent de dons. “Les gens nous appellent en s’écriant : ‘On vous aime, on va vous soutenir’”, explique Davar Veiseh. Il ne précise pas qui sont ces gens ni combien ils donnent. Mais, lorsqu’on lui demande si une partie des fonds vient des services de renseignements américains, Mohammad Sehat se montre plus bavard. “Nous voulons que la liberté et la démocratie règnent en Iran. Mais il faut être réaliste. Cela demande des fonds. Tous ceux qui nous proposent de nous aider à atteindre cet objectif sont les bienvenus”, confie-t-il.
Dans les studios de Rang-A-Rang, où des tapis persans recouvrent le sol et d’autres tapissent les murs en attendant d’être vendus, Sehat et Veiseh repensent à tout ce qu’ils viennent de dire. “Ça peut avoir l’air… d’un rêve”, commence Sehat, l’air sincère. “Des châteaux en Espagne. Mais nous sommes persuadés qu’avec le soutien adéquat et les ressources nécessaires nous pouvons réussir.” Conclusion de Veiseh : “Nous pouvons vraiment représenter une menace pour le gouvernement iranien.”


Darragh Johnson
The Washington Post

5.4.05

Photo du day


Collection Hiver
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L'OPINION DU JOUR(in Le Courrier International)

- La démocratie impuissante face au terrorisme
"Par le biais de la participation populaire, la démocratie peut aboutir à la paix civile, assurer la stabilité et garantir le contrôle des décisions gouvernementales. Mais c'est une erreur de prétendre qu'elle résout le problème du terrorisme", estime l'éditorialiste d'Asharq Al-Awsat. Et de citer l'exemple de l'Espagne, de l'Allemagne, du Japon ou de l'Irlande du Nord, qui ont subi de nombreux attentats terroristes alors qu'ils étaient en démocratie.

"Et que dire de l'Irak, où la sécurité publique était assurée durant les décennies de dictature du régime de Saddam Hussein, alors que l'Irak démocratique du Premier ministre sortant, Iyad Allaoui, grouille de terroristes", poursuit le quotidien saoudien édité à Londres. "La démocratie est faible face au terrorisme. C'est une erreur de faire sa promotion en la présentant comme un remède à tous les maux : la toux, la misère et la violence."

La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a commis cette erreur en déclarant que "les élections dans la région du Moyen-Orient aur[aient] raison du terrorisme", souligne l'auteur. "La démocratie n'est pas une solution magique. L'Inde, qui est une des plus grandes démocraties du monde, fait également partie des pays pauvres de la planète. En revanche, ce qui est certain, c'est que la consultation et la participation populaires ont assuré à ce pays, où se mélangent les peuples et les religions, une stabilité sans laquelle des catastrophes sans nom auraient pu se produire", estime le quotidien.

"Les élections reflètent les aspirations du peuple. Des aspirations qui peuvent être positives ou nuisibles", relève l'éditorialiste. Ainsi, dans de nombreux pays musulmans, "une consultation populaire auprès de sociétés désabusées, habitées par un sentiment d'impuissance et nourries de haine envers l'Occident pourrait porter au pouvoir un extrémiste comme Oussama Ben Laden, qui leur promet la délivrance et la réussite", souligne l'auteur. "C'est désolant, mais c'est la réalité."

Bref, sans une "culture démocratique encourageant la tolérance et l'ouverture afin de combattre une pensée extrémiste de plus en plus hégémonique au Moyen-Orient, la démocratie peut servir à propulser les personnes les plus nuisibles au sommet du pouvoir".

4.4.05

Amazonie(in Le Courrier International)

L'invité


FERNANDO GABEIRA - On peut encore sauver l’Amazonie


Fernando Gabeira, 63 ans, a été élu député fédéral en 1994 pour le parti vert brésilien, dont il est le fondateur. Il est connu pour son combat en faveur de la dépénalisation de l’avortement et de la reconnaissance des droits des homosexuels.

Une trouvaille récente a réveillé en moi une certaine nostalgie de l’Amazonie. Au fond d’une armoire, j’ai retrouvé plus de 200 diapositives des rencontres d’Altamira, qui avaient réuni des participants du monde entier en février 1989 dans l’Etat du Parà. Il y avait là le chanteur Sting, Anilda Roddick, fondatrice du réseau Body Shop, des Indiens et des seringueiros [ouvriers indigènes des exploitations d’hévéa] en lutte contre la construction de l’usine de Kararaó, l’un des combats à l’ordre du jour. Les répercussions de l’assassinat du leader écologiste Chico Mendes [en décembre 1988] avaient fait de l’Amazonie un endroit stratégique. Un groupe de sénateurs américains, dont Al Gore, avait alors visité la région. Ils avaient paru sincèrement intéressés, désireux de contribuer à la sauvegarde de la forêt tropicale. Puis la vague de sympathie pour l’Amazonie a reflué. Le sujet a été rangé dans les tiroirs des causes importantes mais passées. Mais la vague n’était pas passée en vain. La Banque mondiale a consenti à s’intéresser à la préservation de l’Amazonie, et de grandes ONG internationales s’y sont installées. En 2002, l’ancien président Fernando Henrique Cardoso a créé le Parc national de Tumucumaque (3,8 millions d’hectares), le plus grand au monde. Quelques années auparavant, le SIVAM (Système de vigilance de l’Amazonie), un équipement de haute technologie d’un coût de 1,4 milliard de dollars, avait été activé afin de mieux surveiller la région. Enfin, lors de la prise de pouvoir du président Lula, en 2002, Marina Silva, compagne de Chico Mendes et autorité morale capable d’obtenir un large accord sur le développement durable, a été nommée ministre de l’Environnement.
Fin 2003, après avoir analysé les possibilités d’action en Amazonie, je me suis concentré sur un problème au cœur des tensions : le goudronnage d’un tronçon de la route amazonienne BR 1639, reliant Cuiabá à Santarem et ouvrant ainsi l’accès à la Terra do Meio [région de l’Etat du Parà en pleine déforestation et où a été assassinée en février la missionnaire écologiste américaine Dorothy Stang]. La Terra do Meio est une zone de plus de 8 millions d’hectares (l’équivalent de l’Autriche) encore préservée et située entre les rivières Xingu et Tapajós. Mes rencontres, à Brasília, avec les élus régionaux m’ont montré la priorité de sauver cette région qui pourrait devenir emblématique d’une gestion réussie de l’Amazonie. Le gouvernement a sous-estimé les conséquences de la construction d’une route dans cette région. [Construite pour désenclaver économiquement la région, elle ouvre aussi la possibilité aux multinationales du bois d’accéder facilement à la forêt.] Il est temps de réhabiliter le SIVAM, dont les puissants moyens électroniques servent actuellement davantage à la lutte contre le trafic de drogue qu’à la protection de l’environnement. La Banque mondiale est toujours intéressée par le développement durable de l’Amazonie. La construction d’une route de façon négociée pourrait permettre à Lula de coordonner des efforts internationaux sur place. Mais ces possibilités se heurtent à la résistance de certains secteurs politiques. J’ai senti, dans les débats que j’ai présidés, que le problème de l’Amazonie touchait à la question de la souveraineté nationale. Pour beaucoup, un désert national serait préférable à une forêt menacée par des forces extérieures ! Une caricature possible si l’on ne place pas clairement la défense des diversités biologiques et culturelles de l’Amazonie au cœur d’une politique nationale de sécurité.
L’attention concernant la Terra do Meio retombe déjà. Peut-être serons-nous considérés dans le futur comme ceux qui possédaient une forêt trop étendue pour être capables de la développer intelligemment. Et pourtant les dés n’ont pas tous été lancés. Avec le soutien de la Banque mondiale et un gouvernement personnellement impliqué, nos chances de réussir sont sérieuses.

Stephff, in Cambodge Soir


Stephff, in Cambodge Soir
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"Près de cinq ans sans aller au Japon, c'était pour moi insupportable" Chirac, nipponologue
Insupportable bien sûr...C'est comme pour mon copain Robert: depuis qu'il est au RMI, fini les vacances à Maubeuge. Ah, c'est dur pour tout le monde...

"Almost five years without visiting Japan was unbearable for me" Chirac, japanologist
Unbearable of course...like my mate Robert: since he's been on the dole, no more holidaying in Maubeuge.Ah, it's tough for everyone...
in Le Monde Libertaire, 31/03-06/04/2005

Catholiques US:des "libéraux'?

"Notre célibat ne rend pas facile la tâche
d'enseigner dans ce domaine
L'enseignement moral du Pape , en matière
de contraception, est rejeté en bloc".

The 'liberal' US catholics

"Most Catholics probably want someone like an Italian uncle who smiles a lot and says nice things,"
(...)
In the meantime, new priests and seminarians, inspired by the only pope they've known, are more traditional.

3.4.05

Photo du jour/Today's photo


shrine
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Mugabe (la suite)

«Je veux dire au MDC que dans toute bataille, dans tout jeu, il y a un seul vainqueur et que celui qui a perdu, même s'il est déçu, ne doit pas voir cela comme la fin du monde», a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse à Harare. Le perdant ne doit pas chercher «toutes sortes d'excuses qui pourraient compliquer les relations», a-t-il ajouté.

A voir/Must see

"Retraçant avec minutie cette lutte, Pete Travis donne à son film l'apparence d'un documentaire pris sur le vif. Effet de style maîtrisé, qui nous fait coller au plus près des personnages, notamment Michael Gallagher, figure centrale de l'Omagh Group, dignement incarnée par Gerard McSorley."